TV5 MONDE-LA PEUR AU VENTRE ET LE RWANDA DANS LA BOUCHE : MATATA PONYO SE CONFESSE.
septembre 7, 2026Décryptage de Génie Kande
Dialogue national le camp Kabila dévoile l’agenda rwandais.
Entre la peur de la justice et la tentation du chaos, l’intervention d’Augustin Matata Ponyo sur TV5 Monde a levé le voile sur la vraie nature du dialogue réclamé par l’opposition de kinshasa. Une analyse de la chronique d’un refus qui sonne comme un aveu.
Invité du Journal Afrique, l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo s’est livré à un exercice périlleux : celui de la justification sur un canapé de mensonges, tissé de contre-vérités et d’amnésies sélectives, où l’homme qui se présente en donneur de leçons de bonne gouvernance oublie opportunément ses propres déboires judiciaires.
Selon lui, Félix Antoine Tshisekedi « viole la Constitution ». L’argument aurait pu faire mouche, s’il n’émanait pas d’un pilier d’un régime qui a piétiné les règles du pays pendant 18 ans. Matata Ponyo semble avoir oublié que Joseph Kabila a régné bien au-delà des deux mandats constitutionnels, verrouillant le pays pendant 19 ans. Il oublie surtout que la justice congolaise l’attend moins sur les plateaux parisiens que dans les tiroirs du Palais de justice, où sommeille le dossier Bukanga Lonzo, symbole présumé du détournement de fonds publics.
De quels Congolais au sein du M23 au dialogue parle-t-il ? La question n’est plus à poser. Paul Kagame lui-même a tranché : « Tuer le M23, c’est vouloir tuer le Rwanda ». La messe est dite. Dès lors, exiger la participation des groupes armés au dialogue, comme le fait Matata, n’est plus une proposition politique, c’est une caution à l’ingérence.
Il feint d’ignorer que Corneille Nangaa a déjà vendu la mèche en déclarant que l’AFC attend son patron, et que ce patron n’est autre que Joseph Kabila. La boucle est bouclée. Le dialogue tant réclamé n’est plus un espace de réconciliation nationale, mais une tentative de blanchiment politique pour une rébellion par procuration.
Quand Matata Ponyo évoque « la population » qui attendrait son mot d’ordre pour la marche du 15 septembre, de quelle population parle-t-on ? Celle qui a subi les répressions, les arrestations arbitraires et les violences d’un système dont il fut l’un des architectes économiques ?
À la question de son retour au pays, les mots lui manquent. Le silence est plus éloquent que les discours. On y lit la crainte d’un homme rattrapé par plusieurs dossiers judiciaires, qui justifie l’insécurité à l’Est par la nécessité d’inviter les porteurs d’armes à la table des négociations. Une thèse que le peuple congolais, meurtri, refuse désormais catégoriquement : plus jamais les traîtres à la Nation ne discuteront d’égal à égal avec le Chef de l’État autour d’une table.
Il convoque la société civile. Mais quelle société civile lui a confié que Félix Tshisekedi refusait le dialogue ? Le Président a été d’une clarté limpide : il n’y aura pas de dialogue de partage de postes, pas de compromission politicienne avec les commissionnaires et les envoyés spéciaux de Kigali.
Le dialogue voulu par le Chef de l’État est d’une autre nature. Il est d’abord basal, enraciné dans les 26 provinces, au contact direct de la population. Ensuite seulement, à Kinshasa, pour une synthèse des recommandations. Pas pour un partage du gâteau institutionnel.
Vous avez laissé le pays dans un gouffre. Aujourd’hui, sous l’impulsion de Félix Antoine Tshisekedi, la RDC est redevenue audible sur la scène internationale. Le FONAREV s’attèle à réparer les abus commis contre les populations. La distinguée Première Dame Denise Nyiakeru prend en charge les orphelins dont les parents ont été fauchés sans raison.
Le Congo de Félix Tshisekedi avance. Il avance sans Matata, sans Kabila, sans Nangaa, et sans cette opposition de salon de Kinshasa.
En 2028, le peuple congolais accordera 10 ans au Président de la République Félix Tshisekedi. Qui veut le dialogue doit en respecter les principes directeurs fixés par le peuple. En dehors de ce cadre républicain, tout le reste n’est que musique sans partition.
Fogeka Agency communication
E-mail : fogekardc@gmail.com
Tél :+ 243 818344445
Kinshasa/RDC


