TRIBUNE – DRAME DE PANACÉE : LE PRIX DE L’IMPRÉVOYANCE

TRIBUNE – DRAME DE PANACÉE : LE PRIX DE L’IMPRÉVOYANCE

septembre 6, 2026 0 Par Fogeka Fogekardc
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Rédaction  Fogeka Agency Asbl

En deuil, Fogeka Agency Asbl, rappelle que l’incendie de la salle de fête Panacée n’est pas un simple fait divers. Il est le symptôme d’une gouvernance urbaine qui réagit au lieu de prévenir.

22 morts selon le bilan provisoire communiqué par le bourgmestre de Lingwala. 12 morts Version officiel . Au-delà de la querelle des chiffres, ce sont 12 à 22 familles congolaises endeuillées. Une fête de mariage qui s’est transformée en piège mortel.

Pourquoi le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur doit-il attendre la mort de plus de vingt Congolais pour ordonner enfin le contrôle systématique des salles de fête ? Ce contrôle aurait dû être la norme, non une réaction émotive post-catastrophe .

Pourquoi le Gouverneur de la ville de Kinshasa n’a-t-il pas de vision préventive ? Où sont les véhicules anti-incendie ? Où est le plan de sécurité de cette mégalopole de plus de 15 millions d’habitants ? On ne gère pas une capitale avec des communiqués de condoléances. On fait respecter les lois de la République et on sécurise la population. Si la Ville disposait de camions anti-incendie opérationnels, si elle imposait à tout organisateur d’événement de plus de 100 personnes, une couverture sécuritaire à moindre coût incluant un dispositif anti-incendie et une présence policière, nous n’en serions pas là. Voilà ce que signifie gouverner une ville comme Kinshasa.

Pourquoi le Bourgmestre ne vient-il que pour compter les morts ?
La loi est claire : toute manifestation réunissant plus de dix personnes nécessite une autorisation préalable . Le bourgmestre de Lingwala avait-il été saisi pour cette cérémonie à la salle Panacée ? S’il l’a autorisée, a-t-il fait vérifier la conformité du lieu ? Une salle au premier étage, avec une unique issue étroite, sans sortie de secours, sans extincteur fonctionnel, sans plan d’évacuation. À quoi servent les agents communaux chargés de l’hygiène, de l’urbanisme et de la sécurité, si ce n’est à valider des mouroirs ?

Pour Fogeka Agency, le premier responsable à devoir être sanctionné pour négligence est le bourgmestre de Lingwala lui-même. On ne brigue pas une fonction pour le prestige du pouvoir sans en assumer la responsabilité. Gérer une commune, c’est représenter le Président de la République. Ce n’est pas seulement couper des rubans. C’est anticiper le risque.

Les affaires s’accumulent, mais chez les bourgmestres de Kinshasa, aucune anticipation. On court derrière les événements. Aujourd’hui, c’est Panacée. Demain, ce sera autre chose, et nous le savons tous.

Fogeka Agency ASBL alerte déjà sur les dégâts annoncés des pluies torrentielles attendues avant fin septembre. Personne n’en parle. Les bourgmestres sont en silence radio. Les caniveaux restent bouchés, les constructions anarchiques se poursuivent dans les zones à risque. Quand les eaux vont tout emporter, c’est alors que le Gouverneur viendra, bottes aux pieds, afficher sa compassion et promettre des mesures.

Fogeka Agency ASBL présente ses condoléances les plus attristées aux familles éprouvées par le drame de Panacée et condamne avec la plus grande fermeté la légèreté et la négligence avec lesquelles les bourgmestres de Kinshasa traitent la sécurité des Kinois.

Il ne suffit pas de s’aligner sur la vision du Chef de l’État dans les discours. Il faut accomplir la volonté du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo : la protection de la population. Tous les bourgmestres doivent incarner une gestion préventive avant chaque événement, et non après chaque mort.

Génie Kande pleure Rebecca Mukalenga Mukaji, membre de la Coordination Dynamique Fogeka Kasaï-Oriental.

La prévention n’est pas un slogan. C’est une obligation.

 

Fogeka Agency Communication

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Kinshasa/RDC