RDC-ENVIRONNEMENT : À quoi servent des contrats forestiers sans respect ni loi ?  

RDC-ENVIRONNEMENT : À quoi servent des contrats forestiers sans respect ni loi ?  

août 28, 2026 0 Par Fogeka Fogekardc
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Par Génie Kande

 

 La RDC abrite 10% des forêts tropicales du monde. Et pourtant, les contrats forestiers continuent* *d’être négociés sans CLIP, sans reboisement, sans contrôle. Alors que la planète multiplie les engagements _«* *pollueur-payeur »_, Kinshasa choisit d’agir seule. Un milliard d’arbres plantés : voilà la* *réponse de Félix-Antoine Tshisekedi.*

 

La République démocratique du Congo possède plus de 137 millions d’hectares de forêt. Un levier climatique d’envergure mondiale. Or, les titres d’exploitation industrielle attribués aux expatriés peinent à s’appliquer dans le respect des principes fondamentaux.

 

Quatre manquements structurels persistent :

1. Le CLIP contourné : le consentement libre, informé et préalable des peuples autochtones est ignoré. Or, ce sont les premiers gardiens de la forêt. Leur savoir, leur territoire et leurs droits ne sont pas une option : ils sont la condition de toute exploitation légitime.

2. Le chevauchement des droits : les revendications coutumières se superposent aux concessions, alors que l’État demeure seul propriétaire du sol et que les communautés ne disposent que de droits d’usage limités.

3. L’absence de reboisement obligatoire : la reconstitution forestière n’est presque jamais inscrite comme clause contractuelle, alors qu’elle devrait être la règle après chaque coupe.

4. Le vide économique local : faute d’alternatives, certains peuples autochtones sont contraints d’exploiter eux-mêmes la forêt pour survivre. La stratégie doit donc être claire : créer de l’emploi local, structuré et durable. Un emploi, c’est une forêt qui tient debout.

 

Face à cette déconnexion, les engagements internationaux sonnent creux. Des mécanismes « pollueur-payeur » sont annoncés, des lettres d’intention signées, mais les décaissements et les partenaires crédibles se font attendre. Le pays patiente. La déforestation, elle, ne patiente pas.

 

C’est dans cette vacance que la Présidence de la république a lancé une vision de souveraineté écologique : planter un milliard d’arbres, sans mendier. Et sur le terrain, des Congolais s’organisent.

 

Fogeka Asbl Sur fonds propres, sans appui extérieur, elle a planté plus de 100 000 arbres en milieux urbains dans 11 provinces de la RDC. Une goutte vers le milliard.

Le reboisement doit demeurer la norme systématique après toute déforestation.

 

La question n’est donc plus de savoir quand le monde tiendra parole, où iront les financements, comment ils arriveront. La RDC a tranché : agir.

Il reste désormais à transformer ces initiatives isolées en politique publique cohérente. Avec des contrats forestiers qui respectent la loi, qui reconnaissent et protègent les peuples autochtones, qui créent de l’emploi local, et qui imposent de replanter ce que l’on coupe. Faute de quoi, nous vendons du bois aujourd’hui et hypothéquons le climat de demain.

 

 Fogeka Agency  Communication

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 Kinshasa – RDC