RDC – TRIBUNE POLITIQUE : L’arrestation de Denise Dusauchoy révèle un plan contre la souveraineté
septembre 4, 2026Par Génie Kande
Les ténèbres ne régneront plus en République Démocratique du Congo. C’est la conviction profonde du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui confie le destin de la Nation à Dieu à chaque instant.
Dans un contexte de guerre informationnelle et d’agression persistante dans l’Est, les services de sécurité viennent de démontrer leur montée en puissance et leur loyauté totale envers le Chef de l’État. Une action qui vise à extirper le pays du piège de la trahison, dont les ramifications, selon plusieurs sources sécuritaires, remonteraient jusqu’à Kigali.
Une arrestation hautement symbolique
Le ministère de la Justice a confirmé l’arrestation de l’influenceuse congolaise Denise Dusauchoy, intervenue le 30 août 2026 en République-Unie de Tanzanie.
Interpellée par les autorités tanzaniennes en exécution d’un mandat d’arrêt international délivré par la justice congolaise, elle a été ramenée à Kinshasa à bord d’un vol spécialement affrété, dans le cadre d’une procédure de coopération judiciaire internationale.
Présentée devant le Parquet de Grande Instance de Kinshasa/Gombe, elle a été placée sous mandat d’arrêt provisoire. Selon une source. Les magistrats ont évoqué des « indices sérieux de culpabilité » et un risque de fuite alimenté par des interventions extérieures.
Dans son communiqué, le ministère salue la « collaboration diligente » de la Tanzanie, tout en rappelant un principe cardinal de l’État de droit : la présomption d’innocence demeure jusqu’à une décision judiciaire définitive.
Ce qui est reproché à la prévenue
Officiellement, il s’agit de « plusieurs dossiers pénaux en cours d’instruction » ouverts à Kinshasa/Gombe. D’après des sources judiciaires, la TikTokeuse est poursuivie pour des comportements constitutifs d’infractions au regard de la législation congolaise et pour apologie des activités subversives du M23-AFC sur les réseaux sociaux .
Ce n’est pas une première. Condamnée en décembre 2024 à trois ans de prison pour faux bruits, faux en écriture et injures publiques, elle avait bénéficié en mars 2025 d’une libération conditionnelle ordonnée par l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba. Depuis son départ à l’étranger, elle s’était distinguée par des attaques virulentes et répétées contre le Président de la République et la Distinguée Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi.
L’affaire Dusauchoy dépasse le seul cas d’une influenceuse. Le ministère de la Justice révèle que dès octobre et novembre 2025, le Procureur Général près la Cour de cassation avait transmis trois commissions rogatoires internationales aux autorités judiciaires belges, concernant des dossiers impliquant Mme Dusauchoy et d’autres personnes. Plusieurs mandats d’arrêt internationaux avaient alors été émis.
Cette dimension internationale accrédite la thèse longtemps défendue par les services : une entreprise de déstabilisation du pays, qui aurait recruté des relais congolais dans tous les secteurs politique, médias, entreprises et institutions. Après l’échec de supposés plans d’atteinte à la sûreté du Chef de l’État, l’infiltration des institutions et les massacres à l’Est, le champ de bataille serait désormais devenu numérique.
À Goma, à Kigali et dans certains salons politiques de Kinshasa liés à l’AFC/M23 de Kabila et Corneille Nangaa, cette arrestation aurait provoqué une onde de choc. Plusieurs noms aurait été cités dans les mêmes dossiers seraient désormais dans le viseur de la justice. La population, elle, réclame des audiences publiques pour que toute la lumière soit faite.
Trois leçons pour la sécurité nationale
La dimension spirituelle comme bouclier d’État. Le Président de la République Félix Tshisekedi assume publiquement sa foi. Pour une large partie de l’opinion, cette consécration explique pourquoi de nombreux complots seraient déjoués à la dernière minute.
La RDC ne fait plus face à une seule guerre conventionnelle. La guerre informationnelle est devenue une arme à part entière, pour déstabiliser les institutions. Les propagandistes pro-M23/AFC sont désormais considérés par Kinshasa comme des combattants de l’ombre, chargés de démoraliser la population et de légitimer l’agression. D’où la volonté du gouvernement de renforcer l’encadrement du secteur numérique et de promouvoir un usage responsable des réseaux sociaux.
La fin de l’impunité transfrontalière. Cette extradition réussie prouve que la diplomatie judiciaire congolaise fonctionne. La coopération efficace entre la SADC et l’EAC, incarnée par l’attitude de la Tanzanie, partenaire stratégique, envoie un signal clair : nul ne peut attaquer la République et se réfugier derrière une frontière.
Reste une question morale, celle que pose aujourd’hui la rue congolaise : comment peut-on avoir bénéficié des honneurs de la République – comme ministre, mandataire public, opérateur économique – et se retourner ensuite contre sa propre patrie ?
Les services de sécurité, en sécurisant le Commandant Suprême, ont rassuré.
La justice, en promettant un procès équitable conforme aux standards internationaux, devra désormais convaincre.
Tout sera public.
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