RDC : Le double visage d’une opposition en panne de stratégie

RDC : Le double visage d’une opposition en panne de stratégie

août 3, 2026 0 Par Fogeka Fogekardc
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Il est temps de nommer les choses. Alors que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi,* *réaffirme son engagement à poursuivre sa vision au sein des institutions et à défendre les intérêts supérieurs de la Nation, jusque dans le Haut-Katanga, une partie de l’opposition ( maï-maï ) s’évertue à* *installer le vacarme là où la responsabilité s’impose.

 

Lorsque l’on pose des actes contre la Nation, il ne faut pas parler de « Sauvons la RDC ». Il faut parler, sans détour, de « Sacrifions la RDC ».

 

Le mouvement rebelle vient de rendre publiques sept conditions préalables à un dialogue national. Sur le papier, l’intention paraît louable. À l’épreuve des faits, le dispositif s’apparente davantage à un piège dicté par des intérêts économiques. Exiger que les assises se tiennent dans un pays tiers, sous médiation exclusivement étrangère, et imposer des résolutions contraignantes avant même l’ouverture des discussions, c’est dessaisir le peuple congolais de sa souveraineté.

 

 *Des voix de l’Est en appellent au pouvoir discrétionnaire du président de la République pour qu’il* *choisisse, entre Brazzaville et Luanda, le lieu de la tenue du dialogue. Quant à Joseph Kabila, redoutant* *d’avoir à répondre des actes commis en RDC, il hésiterait à revenir à Kinshasa.*

 

Exiger l’arrêt du processus constitutionnel, c’est geler le débat démocratique au lieu de l’assumer. C’est surtout porter atteinte à l’intégrité de la RDC dans ses frontières historiques. Réclamer la libération généralisée des détenus et la dissolution des structures de jeunesse de l’UDPS/Tshisekedi, demeure un faut débat. Au prétexte d’un Congo en perte de repères paralysé par des tentatives répétées. Au moment même où des groupes armés endeuillent l’Est, d’un cynisme difficilement soutenable.

 

Selon des informations concordantes, huit personnes ont perdu la vie dimanche dernier. Des femmes et des enfants auraient été brûlés vifs par les donneurs de leçons de l’AFC/M23, qui sacrifient le Congo au profit du Rwanda. La frange de l’opposition basée à Kinshasa ne formule ni condamnation claire des assaillants, ni mot de soutien aux FARDC, ni plan concret pour la paix. Elle se contente d’exigences conçues pour paralyser l’État.

 

Cette posture illustre l’hypocrisie d’une classe politique qui a échoué hier et qui tente aujourd’hui de revenir par la fenêtre du chaos. Le PPRD, au cœur de ce dispositif, peine à rompre avec les logiques de milices qui ont gangrené la vie publique. À Kinshasa, de nombreux jeunes sont instrumentalisés jusque dans la rue pour faire taire les voix discordantes. J’en ai moi-même fait les frais à plusieurs reprises : molesté pour avoir donné la parole, dans mes émissions politique Drapeau Blanc et Veritas, à des figures telles que les honorables députés défunts Muana Nsemi, Christian Badibangi et Mathieu Kalele, et pour avoir dit des vérités qui dérangent.

 

Que peut-on attendre de ceux qui n’ont jamais rendu compte du bilan humain de leurs années au pouvoir ? Le Congo de Lumumba mérite mieux que des leçons venues de ceux qui ont laissé l’État se vider de sa substance. À Kinshasa, l’inventaire des biens publics détournés — maisons de l’État, terrains, patrimoines divers — est désormais documenté. Il parle plus fort que les discours.

 

Cette opposition à géométrie variable prône l’inclusivité tout en excluant le peuple. Elle invoque la neutralité tout en entretenant, directement ou indirectement, des complicités avec ceux qui alimentent l’insécurité à l’Est. Réduite à la stratégie du blocage, elle n’offre plus au pays qu’un agenda de rupture.

 

Face à cette offensive, une seule voie s’impose : le rassemblement du peuple congolais derrière les institutions et le Chef de l’État. Félix Antoine Tshisekedi incarne la continuité républicaine, la résistance aux ingérences et la volonté de refonder la RDC sur ses propres bases.

 

Le temps n’est pas au marchandage. Il est à la mobilisation générale. Derrière le Président, derrière l’armée, derrière le Congo. « Sacrifions la RDC » ne passera pas par des ultimatums venus de l’étranger, mais par le courage de tenir debout, ensemble, au cœur de la tempête.