RDC – Méritocratie : Martin Lukusa imprime sa marque à l’ONATRA et relance la mobilité nationale
juillet 30, 2026 0 Par Fogeka FogekardcDans la droite ligne de la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, qui fait de la modernisation des infrastructures un levier de stabilité économique, l’Office national des transports, ONATRA, opère une mue. Sous l’impulsion de son Directeur général, Martin Lukusa, l’entreprise publique mise sur l’intermodalité pour désenclaver le pays et désengorger Kinshasa.
À la capitale, le chantier le plus visible est celui du train interurbain. La liaison Gare Centrale – Aéroport international de N’djili doit offrir aux Kinois une alternative crédible à la route, saturée et sujette aux embouteillages chroniques. Parallèlement, la desserte Kinshasa – Matadi, fret et voyageurs, est remise sur les rails. Objectif : fluidifier l’acheminement des marchandises depuis le port en eau profonde vers l’arrière-pays et réduire le coût du transport, facteur clé de la relance économique.
Mais le pari le plus ambitieux de Martin Lukusa se joue sur le fleuve. Conscient que la voie fluviale reste l’épine dorsale du désenclavement congolais, le DG relance la navigation intérieure avec le bateau _Panu_. Fruit d’une ingénierie congolaise, ce navire doit assurer la régularité sur l’axe stratégique Kinshasa – Mbandaka – Ilebo – Kisangani. Au-delà du symbole, c’est une réponse concrète à l’isolement de plusieurs provinces, à la cherté du fret routier et à l’insécurité sur certains tronçons.
Cette offensive s’inscrit dans une logique de méritocratie et de redressement de la gouvernance. L’ONATRA, longtemps enclavée dans les déficits, se voit confier une mission de service public rénovée : moderniser, rentabiliser, connecter. La feuille de route prévoit aussi la réhabilitation des gares, la digitalisation de la billetterie et le renforcement de la sécurité des usagers.
Pour Martin Lukusa, il ne s’agit pas seulement de faire rouler des trains ou naviguer des bateaux. Il s’agit de rendre au fleuve Congo et au rail leur fonction de poumons économiques. Dans un pays-continent, la mobilité est une question de souveraineté. Et c’est à ce prix que la RDC peut espérer transformer ses potentialités en croissance durable.
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