LA VOIRIE URBAINE À KINSHASA: La Regideso continue d’ébrécher les artères de la capitale
juillet 30, 2026 0 Par Fogeka Fogekardc KINSHASA — En saison sèche, la route Nzitabodi, dans le quartier Kimbwala à Mont Ngafula, n’a rien d’une chaussée. Depuis près d’un mois, une conduite principale de la Regideso, qui relie l’usine de traitement dite
« pompage » aux abonnés du quartier, se déverse intégralement sur l’asphalte.
L’eau traitée transforme l’artère, très fréquentée, en rivière. Conséquence immédiate : inondation des parcelles riveraines, ravinement progressif du revêtement, perturbations de la circulation et perte d’un volume considérable d’eau potable. Dans l’absurde, les abonnés reçoivent des factures pour une ressource qui coule dans la rue et non dans leurs robinets.
Selon des témoignages recueillis sur place, l’origine de la panne serait une vanne défectueuse sur une dérivation. Une équipe de la Regideso serait intervenue, aurait constaté le dommage, puis serait repartie sans effectuer la réparation. Elle aurait laissé à la place un trou béant, constamment alimenté, où les algues vertes prolifèrent déjà. Un piège pour les piétons et les motocyclistes.
Ce cas n’est pas unique. À Kimbwala comme dans d’autres communes, des conduites fissurées crachent sous pression et minent les voiries secondaires, notamment dans les bas-fonds. Chaque fuite aggrave l’érosion et coûte cher à la collectivité.
La situation contredit l’objectif affiché par le président Félix Antoine Tshisekedi : doter Kinshasa d’infrastructures au standard international. Elle soulève aussi une série de questions* *restées sans réponse. Qui, à la Regideso, est responsable de l’entretien du réseau ?Pourquoi l’intervention tarde-t-elle autant ? Qui sanctionne la négligence ? Quel est le rôle des bourgmestres et celui des élus de la ville ?
La Force du Génie Kongolais pour l’Avenir, FOGEKA, se joint à l’indignation des Kinois et interpelle la Regideso sur son devoir de responsabilité. Le mouvement promet d’y revenir.
En attendant, à Kimbwala, l’eau continue de couler. Et la route de disparaître.


