Gabon : Félix Tshisekedi en mission privée et diplomatique, Loin des « champagnes » évoqués par l’opposition sur les réseaux sociaux

Gabon : Félix Tshisekedi en mission privée et diplomatique, Loin des « champagnes » évoqués par l’opposition sur les réseaux sociaux

juillet 25, 2026 0 Par Fogeka Fogekardc
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Tandis que l’Est du pays est à nouveau endeuillé par les exactions de la coalition RDF/AFC-M23, une polémique stérile agite les réseaux sociaux : le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, serait « au Gabon pour boire du champagne ».

 

La réalité est moins tapageuse et infiniment plus sérieuse. Le chef de l’État y effectue un séjour à la fois privé et diplomatique. Privé, parce qu’un président de la République a droit au repos et aux échanges personnels. Diplomatique, parce que dans un contexte de guerre d’agression menée par le Rwanda sur le sol congolais, chaque déplacement est aussi l’occasion de consolider des alliances et de porter la voix de la RDC.

 

 Pendant ce temps, au Sud-Kivu, la population dénonce des bombardements de drones menés par la coalition RDF/AFC-M23 les 4 et 5 juillet. L’ONU fait état d’au moins 319 civils tués entre le 9 et le 21 juillet. L’information a été confirmée sur _Top Congo_ par l’administrateur du territoire. Il évoque également plusieurs morts et des cas de violences sexuelles lors de la dernière incursion.*

 

Dans ce climat, l’annonce acceptation du « dialogue national inclusif » apparaît comme une distraction orchestrée par l’opposition à Kinshasa, plus prompte à relayer les narratifs de Kigali qu’à se tenir aux côtés du peuple.

 Le dialogue national demeure l’initiative exclusive du président de la République. Il ne sera ni téléguidé par l’Occident, ni confisqué par Fayulu ,Sesanga et Kabund qui plaident, à mots couverts, pour que l’AFC/M23 et RDF serve de canal de transmission à Paul Kagame.

Nous ne sommes plus à l’époque de Joseph Kabila, où le Congo se dirigeait par téléphone. L’ère des nominations dictées depuis Kigali est révolue.

 Sur le plan international, la diplomatie congolaise gagne en hauteur. Elle documente, elle saisit, elle exige. Des témoignages de terrain évoquent la présence de mercenaires étrangers, aux côtés des assaillants du Rwanda. Si ces allégations sont établies par une enquête crédible, la République en tirera toutes les conséquences, y compris diplomatiques. La RDC n’est pas un terrain d’expérimentation. Elle exige respect et vérité.

 

À l’opposition : des priorités inversées

Depuis la confirmation de l’épidémie d’Ebola en Ituri, combien de voix de l’opposition se sont élevées pour sensibiliser les populations ? Le silence est assourdissant. En revanche, on les voit emprunter Air Congo pour Bruxelles, non pour plaider la cause des victimes, mais pour y chercher des soutiens qu’elles n’obtiennent pas ici.

Aux Congolais, le chef de l’État adresse un seul mot d’ordre : l’union. L’union autour des FARDC, l’union autour des institutions, l’union autour d’un Congo indivisible.

La paix ne se mendiera pas. Elle s’imposera. Par le Congo, pour le Congo, avec Félix Antoine Tshisekedi.