RDC – OPINION POLITIQUE : ET SI FÉLIX TSHISEKEDI DONNE SA POSITION LE 15 SEPTEMBRE

RDC – OPINION POLITIQUE : ET SI FÉLIX TSHISEKEDI DONNE SA POSITION LE 15 SEPTEMBRE

août 25, 2026 0 Par Fogeka Fogekardc
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Par Génie Kande

 

 Annoncée depuis Libreville à l’occasion de sa visite officielle au Gabon, une prise de parole du Président Félix Antoine Tshisekedi le 15 septembre s’annonce comme le rendez-vous de clarification que toute une Nation attend. Loi référendaire, dialogue national inclusif, situation sécuritaire à l’Est, crise sanitaire dans cinq provinces affectées par le virus Ebola et quotidien des Congolais : le Chef de l’État est appelé à donner sa position sans détour, afin de couper court aux spéculations de salons et de vider de sa substance la marche annoncée par l’opposition.

 

C’est depuis le Gabon que le Président de la République a fixé l’échéance. Face à la diaspora, il a pris l’engagement solennel de s’adresser à la Nation sur les grandes questions qui engagent son destin. Une démarche de transparence qui tranche radicalement avec les conciliabules feutrés qui animent les couloirs politiques de Kinshasa.

 

Car pendant que le cahier des charges des opposants affairistes, de Goma à Kinshasa, s’articulait autour *d’une marche prévue le 15 septembre* , la maîtrise affichée par Félix Tshisekedi dans la gestion des affaires de l’État a d’ores et déjà privé cette initiative de son fondement.

 

À y regarder de Martin Fayulu, leader de la plateforme Lamuka, n’a plus de raison objective de maintenir son mot d’ordre. En réclamant la convocation d’un dialogue national inclusif, il a déjà obtenu une réponse : le Président de la République a annoncé qu’il se prononcerait. Quant à exiger son départ, l’argument confine à l’incohérence juridique. Comment prétendre défendre une Constitution dont on méprise l’esprit ?

 

Que dit en effet cette Constitution que les belligérants invoquent à loisir ? Elle pose deux principes intangibles : le Président élu a droit à deux mandats, les élections ne peut se tenir sans l’intégralité du territoire national. Or, ce n’est un secret pour personne que les partenaires politiques de Martin Fayulu occupent, sans compromission ni mandat, des pans entiers du territoire congolais.

 

De même, le mandat en cours du Président Félix Antoine Tshisekedi n’a pu s’exercer tel que l’avaient souhaité les Congolais lors de son élection, précisément en raison de cette amputation territoriale et de la guerre d’agression qui lui a été imposée. Dès lors, le mot d’ordre de Lamuka – qui revient à appeler le Rwanda au Congo – n’a plus aucune raison d’être. Il est un adage qui ne trompe jamais : à trop forcer, on risque de tout perdre.

 

Il est temps que l’opposition politique et la société civile inféodée à Kigali comprennent que le temps a changé. Le peuple congolais voit tout, entend tout et comprend tout.

 

 Il veut que Félix Antoine Tshisekedi reste à la tête du pays pour deux raisons fondamentales et non négociables :

 

1.  Parachever la guerre à l’Est par la restauration pleine et entière de la souveraineté nationale ;

2.  Assurer le développement du pays par la souveraineté retrouvée sur ses ressources naturelles.

 

En dehors de ce contrat historique, il faudrait alors s’atteler à changer le testament politique d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba . Une entreprise à laquelle aucun Congolais ne souscrira.

 

Fogeka Agency Communication

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