RDC – OPINION : KABUYA – KATENDE, LA GUERRE DES MOTS À LA VÉRITÉ LA DE CONSTITUTION
août 9, 2026Par : Génie Kande
Le débat sur le changement de la constitution ne faiblit pas. Dans les salons feutrés de Kinshasa comme dans les officines politiques, la « guerre des mots » fait rage.
Avant son accession au pouvoir, l’UDPS affichait un objectif limpide : refonder la Constitution afin de doter la RDC de lois garantes de sa souveraineté, du bien-être social, de l’humanitaire et surtout de l’emploi pour les Congolais*. C’était la vision portée par le Dr Étienne Tshisekedi wa Mulumba.
Félix-Antoine Tshisekedi* hérite, en 2019, d’un État exsangue et largement bradé. Un pays vendu, selon ses proches, par le régime Kabila via des relais rwandais. Pillage systématique des ressources naturelles avec la complicité de réseaux de multimilliardaires européens et chinois. Au point que Kigali s’est imposé comme premier exportateur de minerais pourtant extraits en RDC.
Animé par la volonté de redresser le pays, *Félix Tshisekedi* engage alors une bataille diplomatique. Sans chars ni canons, mais avec la conviction de rompre avec trois fléaux : les massacres à l’Est, le pillage des ressources et l’occupation d’une partie du territoire national par le Rwanda et ses supplétifs.
Kabuya vs Katende : le choc de deux visions
Dans ce bras de fer, *Jean-Claude Katende*, figure de la société civile, peine à convaincre. Dépourvu, selon ses détracteurs, d’arguments solides, il ne formule aucune proposition concrète sur la réforme constitutionnelle.
Pendant ce temps, le Rwanda, soutenu par certains Congolais issus de la société civile hier a la CENI comme Corneille Naanga, occupe Goma et Bukavu depuis plusieurs mois. Malgré ce contexte, la plateforme de Jean-Claude Katende conteste la mobilisation d’Augustin Kabuya en faveur du changement de la Constitution.
D’où l’interrogation qui monte dans l’opinion : pour qui roule Jean-Claude Katende ? Est-il au fait de la tragédie que vit l’Est ?
À quoi bon dire « non » et poser des questions qui heurtent un peuple meurtri depuis 30 ans ?
Les 5 raisons du changement selon Kabuya et l’UDPS :
1. *La souveraineté* nationale et économique
2. *L’investissement* et l’industrialisation locale
3. *Le social* et l’humanitaire
4. *La création d’emplois* pour les Congolais
5. *La stabilité* et la sécurité du pays
Hors de ce cadre, les chroniques dominicales de Jean-Claude Katende semblent déconnectées des urgences d’une nation en guerre.
RDC : VERS UNE NOUVELLE COOPÉRATION MINIÈRE
Emplois pour les Congolais, partenariat gagnant-gagnant avec les USA et intangibilité des frontières
La RDC s’apprête à réécrire les règles du jeu de l’exploitation de ses ressources naturelles. L’ambition est claire : tourner la page des contrats léonins, créer de la valeur ajoutée sur place et nouer des partenariats d’égal à égal.
Le changement constitutionnelle projetée vise à adapter le cadre juridique aux impératifs économiques du XXIe siècle. Trop longtemps, la RDC s’est contentée d’exporter du brut : cuivre, cobalt, coltan, lithium, or. Trop longtemps, les usines, la transformation et les emplois ont été délocalisés.
Désormais, la règle sera différente.
Toute convention minière devra intégrer l’obligation de transformation locale, de transfert de technologies et de création d’emplois pour les Congolais. L’enjeu n’est plus de vendre le sol et le sous-sol, mais de vendre du _ »Made in Congo »_.
La Constitution devra consacrer ce principe cardinal : la souveraineté économique au service du peuple congolais.
Sur le plan international, Kinshasa tend la main à des partenaires crédibles. Les discussions en cours avec les États-Unis s’inscrivent dans une logique de *partenariat gagnant-gagnant* : infrastructures et industrialisation pour la RDC, accès sécurisé aux minerais stratégiques pour Washington.
Et sur la question territoriale, aucune ambiguïté. Conformément aux *articles 1er et 214 de la Constitution*, les frontières du 30 juin 1960 sont intangibles. *Il n’y aura ni cession, ni échange de territoire avec le Rwanda ou quiconque.* La souveraineté de la RDC n’est pas négociable.
En cette période charnière, un appel est lancé à la société civile : cesser de servir de caisse de résonance aux agendas des ennemis de la Nation. La vraie société civile doit défendre l’intérêt général, la transparence et l’emploi des jeunes, et non relayer des discours qui fragilisent l’État.
La RDC ne veut plus de prédateurs. Elle veut des partenaires. Elle ne veut plus de trous. Elle veut des usines. Et surtout, elle veut du travail pour sa jeunesse.* C’est tout le sens de cette réforme.
Fogeka Agency:
Communication: https//www-fogeka.rdc.org
e-mail fogekardc@gmail.com
Tél:+ 00243 818344445
Kinshasa/ RDC*


