RDC – Politique : Rendez-vous du 15 août, l’UDPS/Tshisekedi joue la carte du respect des engagements ; entre Washington et Doha

RDC – Politique : Rendez-vous du 15 août, l’UDPS/Tshisekedi joue la carte du respect des engagements ; entre Washington et Doha

août 8, 2026 0 Par Fogeka Fogekardc
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Par : Génie Kande

À sept jours de l’ultimatum fixé par le C64 au 15 août, Kinshasa privilégie la méthode des actes à celle des effets d’annonce. L’UDPS/Tshisekedi entend ainsi démontrer que* *le pouvoir ne se résume ni à un parti, ni à une posture.

« Lorsque nous, en notre qualité de membres de l’UDPS/TSHISEKEDI, affirmons que ce régime ne relève pas exclusivement de l’UDPS/TSHISEKEDI, nous exprimons avec précision, conformément à l’article 78 de l’actuelle Constitution », rappelle Honorable Augustin Kabuya Tshilumba, secrétaire général et président ad intérim du parti présidentiel. La référence n’est pas anodine : elle justifie la logique de coalition, de l’ancien FCC-CACH à l’actuelle Union sacrée, et fonde la stratégie du moment : désamorcer la crise par des concessions mesurées, sans reconnaître d’échec.

 

 Selon nos informations, le calendrier qui se dessine est éloquent. Quinze détenus présumés proches de l’AFC/M23 auraient été transférés à Bunagana. D’autres libérations ciblées suivront. Dans le même mouvement, des figures politiques comme Benjamin Babunga, Nathanaël Mbumba, Jean-Marc Kabund dit Kamitatu, Aubin Minaku ou Emmanuel Shadari pourraient recouvrer la liberté. Objectif : priver la rue du 15 août de sa substance et, par ricochet, éroder les capacités de mobilisation du C64.

 

Sur le fond, l’exécutif s’apprête à annoncer, sous 48 heures, les contours d’un dialogue. Il ne se tiendrait pas en RDC, mais dans un pays voisin, à Nairobi ou à Luanda, conformément à une proposition formulée dès janvier 2026. La CENCO et l’ECC, chevilles ouvrières de cette médiation, devraient se rapprocher de Joseph Kabila et de Moïse Katumbi. Des garanties leur seraient offertes en échange d’une participation sans préalable.

 

 Reste l’équation AFC/M23. Entre les pourparlers de Doha et la piste de Montreux, le mouvement affiche une défiance assumée à l’égard des engagements de Félix Tshisekedi. Pour ses dirigeants, condamnés à mort, la levée des poursuites judiciaires constitue un préalable incontournable.

 

C’est à ce point que s’insère l’architecture diplomatique de Félix-Antoine Tshisekedi : Washington pousse à la détente et à l’inclusivité, Doha offre un cadre de discussion avec la branche armée. L’UDPS navigue entre les deux pôles sans rompre.

 

 Dès lors, un dialogue véritablement inclusif paraît plus crédible pour la fin d’année. Il suppose un engagement sincère de Kinshasa, des procédures* *judiciaires complexes, un financement concerté et, surtout, des garanties de sécurité crédibles pour tous les participants. D’ici là, le pouvoir aura joué sa carte : démontrer qu’il respecte ses engagements, quitte à payer le prix politique de concessions immédiates.

 

Fogeka Agency
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 *Kinshasa / RDC*