KINSHASA OPINION – « Le peuple d’abord » : Fogeka plaide pour des mesures sociales urgentes  

KINSHASA OPINION – « Le peuple d’abord » : Fogeka plaide pour des mesures sociales urgentes  

août 1, 2026 0 Par Fogeka Fogekardc
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Dans 30 jours, la cloche retentira à nouveau. Des millions d’enfants reprendront le chemin de l’école. À l’approche de cette échéance, Fogeka Agency soumet au Gouverneur de la ville de Kinshasa, *Daniel Bumba*, un train de mesures pour que la rentrée 2026-2027 s’ouvre sous le signe de l’apaisement social.

Car la rentrée ne se résume pas aux cahiers et aux uniformes. Pour les parents dont les enfants ne bénéficient pas de la gratuité, c’est le paiement de la première tranche. C’est aussi le loyer, la nourriture, le transport quotidien et la longue liste de charges qui grèvent le budget des ménages kinois. Dans ce contexte, toute pression supplémentaire risque de fragiliser davantage le pouvoir d’achat.

Fogeka formule 4 propositions concrètes à l’autorité urbaine :

1.  Anticiper la mobilité urbaine.  

    Quelles dispositions sont prévues pour fluidifier le trafic et épargner aux parents les embouteillages du matin ? Fogeka propose de lancer dès maintenant le contrôle technique des véhicules de transport en commun, d’encadrer l’organisation des motocyclistes et d’accélérer la réhabilitation, voire le bétonnage, des tronçons prioritaires. Agir avant la rentrée, c’est éviter le chaos.

2.  Organiser plutôt que sanctionner. 

    Au lieu d’attendre le jour J pour multiplier les opérations de recouvrement de la DGRK et des autres régies de l’État, Fogeka suggère de publier un calendrier clair et pédagogique. La ville gagne en recettes lorsqu’elle gagne d’abord la confiance et la paix sociale.

3.  Décréter un moratoire fiscal en septembre.  

    Par souci de justice sociale, Fogeka propose que le mois de septembre soit exempté de toute pression fiscale et parapublique. Le recouvrement pourrait reprendre à la mi-octobre, laissant aux parents le temps d’honorer d’abord les frais scolaires. Payer l’impôt est un devoir citoyen, mais il suppose des conditions acceptables.

4.  Protéger le ménage kinois.  

    Entre le logement, la santé et l’éducation, les familles assument l’essentiel. L’autorité publique a donc la responsabilité de ne pas ajouter de charges au moment même où l’école reprend.

Un appel au patriotisme

Fogeka s’adresse également aux responsables des écoles de la RDC. Adhérer à la vision de la gratuité de l’enseignement, c’est poser un acte de patriotisme au service de la souveraineté nationale.

L’école est le premier rempart de l’avenir d’un pays. La gratuité de l’enseignement de base, portée comme projet historique, ne peut réussir sans l’adhésion de tous.

C’est pourquoi Fogeka lance un appel particulier aux écoles conventionnées. L’année scolaire 2026-2027 sera un test. La Nation attend de voir votre sens du patriotisme, de l’intérêt général et votre volonté de rejoindre pleinement ce chantier républicain. Rejoindre la gratuité, c’est choisir de donner à chaque enfant congolais, sans distinction, la même chance de réussir.

Sans impôts, l’État ne peut rien. Mais un État intelligent sait aussi choisir le bon moment et la bonne méthode. Pas de brutalité administrative, mais de l’organisation.

En formulant ces propositions, Fogeka s’inscrit pleinement dans la vision sociale du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo* : une politique qui place d’abord l’humain au centre.