RDC-TRANSPORT FLUVIAL : L’ONATRA RÉINVENTE LE FLEUVE CONGO*
août 1, 2026 0 Par Fogeka FogekardcIl aura fallu des décennies pour qu’un tabou saute. Sur le fleuve Congo, la traversée ne rime plus avec appréhension. L’Office national des transports, l’ONATRA, met en service une nouvelle génération de canots rapides. A leur bord, * »Les Mamans Kimpa Nvita & Marthe »* : un nom qui dit déjà l’ambition de réconcilier les Congolais avec leur fleuve et avec leur histoire.
Finie l’époque des embarcations de fortune, des départs aléatoires et des heures d’attente. La nouvelle flotte, aux coques blanches et aux cabines fermées, inaugure une liaison régulière, sécurisée et sans rupture. Le message de l’ONATRA est simple : plus de pleurs, plus de peur.
Si la liaison *Kinshasa-Brazzaville*, via le *Beach Ngobila*, reste le symbole fort, le projet ne s’y limite pas. L’enjeu est urbain. Il est vital.
L’ONATRA entend faire du fleuve une rocade fluviale pour désengorger Kinshasa. Après l’inauguration du train gare-central Aéroport de ndjili par le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi. Au programme : des rotations sur le fleuve congo ; *l’Aéroport international de N’djili, nsele, maluku* afin d’offrir une alternative aux interminables embouteillages, et surtout l’ouverture vers l’Est. *N’sele et Maluku*, communes longtemps reléguées à la périphérie, deviennent soudain accessibles. Ce que les Kinois appelaient d’une « chanson » déjà attendu se concrétise : le fleuve rapproche ce que la route éloigne.
Cette relance s’inscrit dans un chantier plus vaste. Les visuels officiels l’affirment : * »Réhabilitation des ouvrages hydrauliques du Chemin de Fer Matadi-Kinshasa, Phase 1″*. L’ONATRA ne répare pas seulement des bateaux. Elle recoud le corridor logistique entre la mer et la capitale, entre le rail et le fleuve.
Sous la conduite de son Directeur général, *Martin Lukusa*, l’entreprise publique opère une mue. Pilotes formés, balisage, gilets de sauvetage, contrôle météo : la sécurité n’est plus une option. C’est un standard.
Cette renaissance s’aligne sur la vision du Président de la République, *Félix-Antoine Tshisekedi*, qui fait de la modernisation des infrastructures le levier de la souveraineté et de l’intégration régionale. Redonner au fleuve Congo son statut d’autoroute économique, c’est faire le pari que le développement passe d’abord par la mobilité des hommes et des biens.


