FOGEKA – SAMEDI ENVIRONMENT : CLIMAT / URGENCE À BÂTIR LA RÉSILIENCE ÉCOLOGIQUE
juillet 24, 2026Par: Genie Kande
Alors que la saison des pluies entre dans sa phase la plus intense, Fogeka Agency tire la sonnette d’alarme. D’après le croisement des données de nos experts et des agences météorologiques internationales, la RDC, et en particulier Kinshasa, le Bandundu et l’Est du pays, sont exposés à un risque élevé de précipitations violentes et torrentielles d’ici la fin de l’année 2026.
À Kinshasa, les températures oscillent actuellement entre 22°C la nuit et 30°C à 32°C le jour. Le taux d’humidité demeure élevé, autour de 77%. Les modèles saisonniers annoncent une poursuite de la chaleur, avec des épisodes orageux de plus en plus fréquents.
*Septembre et août sous haute surveillance*
Pour septembre 2026, les prévisions font état de 18 jours de pluie sur le mois, avec des maximales comprises entre 34°C et 37°C. Des averses modérées à fortes sont attendues, avec des cumuls pouvant atteindre 7,1 mm en 24h et des pics à 3,6 mm.
Dès août, des épisodes de 1,9 mm à 2,4 mm sont déjà modélisés.
Le bulletin de vigilance de la Protection Civile du 8 au 9 juin 2026 soulignait déjà ce contraste : fortes chaleurs au centre du pays et pluies localisées à l’ouest, avec des risques d’inondations et de glissements de terrain au Kwilu. À Kinshasa, le mercure affichait 27°C sous un ciel nuageux.
Les trois dangers identifiés par Fogeka Agency
Les études comparatives « saison sèche / saison des pluies » menées par Fogeka Agency confirment un danger majeur :
– Inondations et crues soudaines : Les rivières Kalamu, Ndjili, Gombe, Bitshakutshiaku et Makelele sont particulièrement vulnérables. Leur débit peut déborder en quelques heures lors d’orages violents.
– Écroulement des habitations : De nombreuses maisons, construites en désordre à moins de 100 mètres des berges, ne disposent d’aucune marge de sécurité. Saturation des sols + pluies torrentielles = glissements et effondrements.
– Assainissement saturé : Caniveaux et collecteurs bouchés par les déchets bloquent l’écoulement naturel. Résultat : eaux stagnantes, prolifération de maladies et paralysie du transport pour les Kinoises et Kinois.
5 mesures urgentes pour passer de la réaction à la prévention*
Fogeka Agency appelle les autorités compétentes à agir avant octobre :
1. Curage massif des rivières et des principaux caniveaux.
2. Démolition des constructions anarchiques dans les zones à risque, notamment sous la cote des 100 m des cours d’eau.
3. Évacuation des déchets pour libérer les voies d’eau.
4. Reboisement urbain et périurbain* : les arbres jouent un rôle d’atténuation face aux méfaits des combustibles fossiles et au réchauffement climatique.
5. Création d’une unité d’intervention d’urgence catastrophe* à l’Hôtel de Ville de Kinshasa, dotée d’un plan de transport adapté pour la population.
À cela s’ajoute une *sensibilisation de masse* : ne pas construire sur les collecteurs d’eaux, ne rien jeter dans les caniveaux, et respecter strictement les consignes en cas d’alerte pluie.
Anticiper plutôt que subir
Le climat ne négocie pas. Les modèles montrent une tendance à la chaleur durable et à l’accentuation des phénomènes extrêmes. Pour Kinshasa, l’heure est à l’anticipation.


